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Konstantin Grcic au musée
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France-Allemagne : tête-à-tête design
La France reçoit enfin l'un des meilleurs designers de sa génération et d'aujourd'hui. Konstantin Grcic est l'invité prestigieux et si convoité du Musée des Arts Décoratifs de Paris, où le créateur munichois a choisi d'établir un dialogue entre ses principales œuvres et des pièces historiques de collections anciennes pour vous parler de design.
Son nom vous semble imprononçable, et pourtant l’univers du design n’a que lui à la bouche. Car cette année, Konstantin Grcic, 42 ans, a simultanément été désigné "designer de l’année" par le salon Architektur&Wohnen, à Cologne, et "créateur de l’année" par le salon Maison&Objet, à Paris. Rien cependant ne laissait supposer que l’Allemand Konstantin Grcic allait autant se rapprocher de la France. Sauf peut-être le goût voire l’engouement des Français pour le design…
Konstantin Grcic, ou comment joindre l’utile à l’agréable
Car Konstantin Grcic grandit à Munich, dans une maison familiale transformée en galerie d’art par la profession, la passion de sa mère. Il y croise plusieurs artistes tous les jours mais ne fait une première rencontre décisive pour son avenir qu’à 19 ans : celle du plasticien et vidéaste allemand Wolf Vostell, qui éveille le bachelier aux arts visuels – lesquels animent toujours son activité. Konstantin Grcic n’aura jamais les yeux plus gros que le ventre. Entre 1985 et 1990, il repaît sa soif de connaissances d’artisanat, de technique, de théorie : en suivant une formation de menuisier outre-Manche, puis en étudiant le design au Royal College of Art de Londres, où il observe de loin les mouvements de la création artistique et approche finalement deux designers inspirés et influents, l’Italien Vico Magistretti et l’Anglais Jasper Morrison qu’il suit jusque dans son studio. À leur contact, le style de Konstantin Grcic se développe et se définit par une recherche de la simplicité. Konstantin Grcic est dit "fonctionnaliste" : les formes pratiques, pures, sont toujours privilégiées, et son travail favorise une beauté proche de l’utile et de la réalité de la consommation. En 1991, le jeune designer revient dans sa ville natale pour y installer son agence, Konstantin Grcic/Industrial Design (KGID) – aujourd’hui en contrat, comme l’indique son nom, avec des grands industriels (tels que Whirlpool et Krups) comme des éditeurs de design (récemment, il a conçu la chaise Chair One pour Magis et le tabouret Miura pour Plank).
Conservation / Conversation
Depuis ces années 90, les œuvres de Konstantin Grcic sont exposées dans le monde entier, temporairement à Tokyo ou dans les collections permanentes du MoMA. Jusqu’à maintenant, la France ne s’était malheureusement pas beaucoup exprimé : la lampe Mayday (Flos, 1998), pourtant Compas d’Or de la Triennale de Milan 2001, n’est entrée au musée des Arts décoratifs qu’en 2006. Une erreur et des heures glorieuses rattrapables puisque ce même musée des Arts décoratifs fait un discours à la louange de Konstantin Grcic à travers la scénographie de "Small Talk", convoquant quelques pièces modernes du designer et d’autres déjà historiques, évoquant les formes, les structures et les matériaux grâce au texte défilant de Pierre Doze, critique d’art et collaborateur de Philippe Starck.
Exposition "Small talk - Konstantin Grcic dialogue avec le Musée des Arts Décoratifs",
au Musée des Arts Décoratifs : 107, rue de Rivoli 75001 Paris
jusqu’au 27 janvier 2008, du mardi au vendredi, de 11h à 18h (21h le jeudi), et tous les samedis et dimanches de 10h à 18h
8 € plein tarif et 6,50 € tarif réduit



