- AAA Taille de texte
- Envoyer à un(e) ami(e)
- Imprimer cette page
- Ajouter un commentaire
Le conte d'Andersson
Tourné dans le pays de son réalisateur pendant l'été caniculaire de 1969, "A Swedish Love Story" ("Une histoire d'amour suédoise"). Alors âgé de 27 ans, Roy Andersson filmait déjà avec la brûlante vision du cinéma qui l'anime toujours aujourd'hui : le naturalisme bergmanien.
Des plans qui imposent leur durée interne, une facture qui évoque la peinture, une fascination pour les crissements d’un humour absurde…
Tout dans ce premier long métrage réalisé dans les années 70, annonce l’œuvre à venir de Roy Andersson, l’auteur de Chansons du deuxième étage. Il filme, ici, le coup de foudre de deux adolescents cerné par des adultes inaptes au bonheur. La nature est édénique, les jeunes gens gracieux (le garçon rappelle le Tadzio de Mort à Venise de Visconti), la vision du monde aussi tragique que humaniste. On jurerait un film Dogme, du nom de la charte édictée par Lars Von Trier, assagi avant l’heure.



