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"Les liens du sang"
À 28 ans, la Sud-Africaine égrène à la perfection les petites lâchetés quotidiennes qui finissent en tragédie grecque.
Le roman polyphonique est un exercice de haute voltige : si la combinaison des voix n’est pas juste, attention à la cacophonie. Heureusement, Ceridwen Dovey maîtrise parfaitement les lois de l’harmonie. L’idée du livre est née lors d’un projet de documentaire sur l’actuel président d’Afrique du Sud. Fascinée par les coulisses du pouvoir, la jeune femme se lance dans une fiction, non plus sur la figure du chef, mais sur son entourage, ici le portraitiste, le cuisinier et le coiffeur. À la suite d’un coup d’État, les employés, puis leurs femmes, sont sommés de prouver leur innocence. Simples spectateurs ou complices ?
Les liens du sang de Ceridwen Dovey
Traduit de l’anglais par Jean Guiloineau
Héloïse d’Ormesson, 220 p., 20 €



