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"Morne Câpresse" de Gisèle Pineau
Avec son premier roman, "La Grande dérive des esprits" (Éditions du Serpent à plumes), Gisèle Pineau imposait il y a quinze son style et son regard sur la condition des femmes antillaises, dont elle disait la souffrance, les violences et les espoirs secrets. Nouvelle voix au sein de la jeune génération d'écrivains d'outre-mer, l'auteure publie ce mois-ci "Morne Câpresse".
Qui est Sainte Mère Pacôme ? À la tête de la congrégation des Filles de Cham, un groupe de jeunes brebis égarées sur le sentier de la drogue et de la prostitution, elle fait figure de gourou offrant hospitalité, réconfort et surtout rédemption.
Ce livre n’est pas un éloge des sectes, plutôt l’ébauche d’un rêve brisé : celui d’amazones revanchardes, dans une île meurtrie par la fracture économique et sociale.
La Guadeloupéenne Gisèle Pineau ensorcelle par son écriture foisonnante et lyrique, et poursuit son portrait de la femme antillaise : sensuellement généreuse mais inflexible.
Morne Câpresse de Gisèle Pineau
Mercure de France, 266 p., 17,50 €



