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"Le week-end" de Bernhard Schlink
L'amitié passe-t-elle avant tout jugement moral ? C'est la question posée par "Le week-end", le dernier roman de Bernhard Schlink, dont l'écriture rappelle celle de son plus grand succès : "Le liseur" (1996).
Un homme sort de prison – vingt ans c’est long… Et si peu quand au nom de la cause – celle des fractions armées rouges, on a tué à quatre reprises. Pour fêter sa libération, Christiane la sœur ainée de Jörg a organisé un week-end avec les vieux amis – ceux de l’époque révolutionnaire, aujourd’hui adoucis… Entre souvenirs et incidents, les heures s’égrènent dans le vieux manoir ceinturé d’un ombrageux jardin et avec elles, cette lancinante question : que faire de son passé ? Le renier ou lui rester fidèle ?
Certains auront du mal avec ces considérations toutes germaniques, les autres se laisseront porter par la prose doucement nostalgique de Bernhard Schlink – juge dans la vie civile, qui accorde parfaitement son décor à ses interrogations.
"Le week-end" de Bernhard Schlink
Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary
Gallimard, 220 p., 17,90 €



