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"L’état des lieux" de Richard Ford
Son précédent roman, "Indépendance" (1995, Éditions de l'Olivier), lui avait valu le Prix Pulitzer et le PEN/Faulkner Award en 1996, et, enfin, la reconnaissance d'un plus large public. Alors que son futur ouvrage, intitulé "Canada", est déjà annoncé, Richard Ford livre à ses lecteurs "L’état des lieux" d'une Amérique contemporaine et la fin d'une trilogie débutée il y a maintenant vingt ans.
Le dernier volet d’une trilogie mettant en scène un antihéros confirme la stature de Richard Ford.
Devenu agent immobilier, Frank Bascombe, 55 ans, atteint d’un cancer, quitté par sa seconde épouse, sillonne les routes tentaculaires de son terrain de jeu : le New Jersey dont la campagne s’efface au profit des maisons qu’il vend à une middle-class aisée.
Regard aiguisé sur l’Amérique, sur ce que nous faisons de nos vies, de ce que nous laisserons aux générations suivantes, ce roman lancinant, qui déroule les états d’âmes d’un homme sur la pente descendante, est une radioscopie acérée de notre époque.
L’état des lieux de Richard Ford
Traduit de l’anglais par Pierre Guglielmina
L’Olivier, 800 p., 23 €



