- AAA Taille de texte
- Envoyer à un(e) ami(e)
- Imprimer cette page
- Ajouter un commentaire
Benjamin Biolay
Il sort un album formidable, "La Superbe", et poursuit une double carrière musicale et cinématographique. Benjamin Biolay irrite, étonne, détonne. Rencontre.
Il donne envie de paraphraser Brassens. Dans le village “sans prétention” de la chanson française, Benjamin Biolay a mauvaise réputation. Ses cinq albums de feu et les succès écrits pour les autres (Henri Salvador, Juliette Gréco, Françoise Hardy, Julien Clerc…) ont excité les jalousies. Ce garçon compose avec une régularité métronomique des mélodies et des textes imparables. Tout le monde le sait. Et ça énerve beaucoup de monde. Mais ce n’est pas tout. Son dilettantisme en guise de pose existentielle et ses déclarations incendiaires (sur Henri Salvador, Bénabar, l’industrie du disque) l’ont rangé dans la catégorie “caractériel ingérable”.
Son idylle passée avec Chiara Mastroianni et ses liaisons jugées “people” par la presse du même nom ont fait le reste. Benjamin Biolay, vague sourire aux lèvres et voix embrumée, résume sa situation dans la société du spectacle. “Il faut se méfier de l’autocaricature, murmure-t-il. Je sais que je suis considéré comme un “bon client”. J’ai parfois été violent parce qu’on voulait m’enfermer dans un genre auquel je n’appartenais pas, la nouvelle chanson française. Alors, dans les interviews, j’ai souvent grossi le trait…”
Dans le studio d’enregistrement où il donne rendez-vous et arrive (très) en retard, Benjamin Biolay semble d’abord prendre plaisir à singer son image. Look “saut du lit” en plein cœur de l’après-midi, il raconte ses pérégrinations festives de la nuit écoulée à ses attachées de presse, blague avec le photographe, boit une grande tasse de café noir, enchaîne cigarette sur cigarette et repousse l’échéance journalistique. Arrogance ? Non, plutôt timidité, distance. Le vrai Biolay ne tarde pas à contredire sa légende.
La Superbe - Naïve
|
|
Suivez la suite de la rencontre avec Benjamin Biolay dans le Femmes n°16, en kiosque actuellement. |



