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Le NYC Ballet à l'Opéra de Paris
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Inside New York City Ballet (2/2)
Entre répétitions et préparation physique, nous avons suivi, 24 heures durant, le New York City Ballet, la fameuse compagnie américaine autrefois dirigée par George Balanchine, et invitée ce mois-ci par l’Opéra de Paris.
Dans son répertoire, le NYCB a le plus beau choix de pièces de George Balanchine, son créateur, et de Jerome Robbins, son successeur jusque dans les années 1990. Essentiellement américaine, contrairement à des institutions comme le San Francisco Ballet ou l’American Ballet Theatre qui mélangent allègrement interprètes russes, cubains ou chinois, la compagnie prend des nuances nouvelles. Afro-Américains, Latinos… la diversité de la ville se reflète dans la troupe. Une ballerine, portée par quatre garçons, s’envole littéralement dans les airs pour finir dans un mouvement renversé. Un des passages chorégraphiques les plus délicats. On entend jaillir un "ouf" sonore après chaque figure. Une joie mêlée au soulagement de réussir. "Chaque jour, j’apprends au moins une chose nouvelle”, constate Daniel Ulbricht, principal de 24 ans. Et je garde en mémoire que lorsque j’étais dans le corps de ballet, j’ai eu la possibilité de danser des premiers rôles." C’est ce qui tient "éveillés"les membres du NYCB. Décrocher un solo en vue dans une chorégraphie à venir. Ailleurs, il faut passer par les concours internes, mais ici chacun a sa chance. Il suffit de la saisir… c’est l’american dream.
13 heures. Sous l’autorité de Rosemary Dunleavy, maître de ballet, les danseurs travaillent Le Tombeau de Couperin, de Balanchine. Repetto blanches aux pieds, Rosemary n’hésite pas à monter sur une chaise pour avoir l’œil sur ses protégés. Des encouragements, "not bad!", fusent. Immédiatement suivis par quelques rectificatifs… Dans ce studio, l’engagement est tel que l’on sent le sol vibrer. Bientôt il sera temps de regagner les loges. Certains sont de gala, les plus chanceux font relâche. Cette ruche qu’est le NYCB ne cesse jamais son activité. Les coiffeuses s’affairent, les habilleuses préparent ou réparent les accessoires et les tutus. Il faut aussi parfaire son maquillage soi-même, y compris pour les garçons qui soulignent leur regard d’un trait de khôl.
20 heures. Ce soir, un invité de marque, Nicolas Le Riche, étoile du ballet de l’Opéra de Paris, interprète A Suite of Dances, créé par Jerome Robbins pour Mikhaïl Barychnikov. En ouverture, les élèves de The School of American Ballet officient. Tension doublée de (petites) maladresses sur scène. On découvrira également Wendy Whelan, une des stars de la compagnie. "Lorsque vous voyez Wendy travailler en studio, c’est comme si elle était une page blanche sur laquelle la danse s’imprime", souffle Daniel Ulbricht. Elle est simplement une interprète habitée. À 41 ans, elle n’a jamais dansé aussi bien. "Je venais du Middle West. Par sa danse, Jerry Robbins a fait de moi une New-Yorkaise", confiera-t-elle plus tard. À l’image du NYCB, elle relie le passé et le présent de cette compagnie. Sans oublier de regarder vers le futur.
Quatre programmes du New York City Ballet : du 09 au 21 septembre 2008 à l'Opéra Bastille (120, rue de Lyon 75012 Paris) - Réservations au 0 892 899 090 et sur www.operadeparis.fr
Soirée de gala avec le soutien de Tiffany & Co : le 18 septembre 2008 au Palais Garnier (75002 Paris) - Réservations au 01 58 18 65 10 et sur www.operadeparis.fr



