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George Clooney. le charme, what else ?
Il est à l’affiche de « In the air », en salles mercredi, et ne cesse de nous ravir. Dans son métier comme ailleurs, George Clooney arbore la même désinvolture et… les mêmes convictions. Rencontre
"Je mène une vie de privilégié. Je ne vais pas me plaindre des quelques inconvénients causés par ma notoriété.» George Clooney n’est pas du genre à jouer les « stars victimes » et on lui en sait gré. En transit promotionnel à Londres, il apparaît comme à son bel ordinaire: mince, élégant, charisme irradiant, humour affûté. En un mot irrésistible. Clooney est à l’affiche de In the air, une comédie pas sotte signée Jason Reitman. Il y incarne un cadre en ressources humaines, expert dans les restructurations d’entreprises (autrement dit, dans les licenciements). George connaît son sujet. « J’ai été viré de mes trois premiers jobs: vendeur de chaussures pour femmes, de costumes pour hommes et d’assurances au porte-à-porte. Ce rôle m’a beaucoup amusé. J’aime jouer la comédie, même si j’ai parfois été lamentable dans ce registre ! ».
Il lâche l’aveu inopinément, et prouve ainsi que la célébrité n’a en rien altéré sa franchise. Justement, quel regard porte-t-il sur sa carrière ? « J’évite de trop l’analyser. Je compte à mon actif un certain nombre de navets sur lesquels il est inutile de s’appesantir. Après « Urgences », j’acceptais les propositions sans discernement. N’oubliez pas que j’ai failli torpiller une série comme Batman ! Puis, j’ai appris à être plus exigeant. Je suis très fier de certains films, même s’ils n’ont pas été de gros succès. « Hors d’atteinte », où grâce à Steven Soderbergh, j’ai compris l’importance cruciale d’avoir un scénario solide, « O’Brother », pour la rencontre avec les frères Coen, « Les rois du désert », « Good Night and Good Luck », « Michael Clayton »... ».
Une short list sélective et révélatrice. À bientôt 49 ans, Clooney revendique son statut d’électron libre, capable de profiter du système hollywoodien (il vient de signer un deal avec Sony) tout en privilégiant un cinéma proche de ses convictions. Convictions esthétiques, certes, mais aussi politiques, lui qui, depuis quelques années, est devenu l’une des incarnations de l’Amérique engagée. « Je ne me vois pas renouer avec un projet à la « Ocean’s 11, 12 & 13 », J’ai passé l’âge ! Mais je ne renie rien, car ce genre de films m’ont permis de tourner des fictions qui me tenaient à cœur. ».
(Lire la suite du portrait dans le n° 19 de « Femmes », actuellement en kiosques)
« In the air », de Jason Reitman. Sortie le 10 février.



